Edition 2019 du Festival International du film sur la Résistance

La séance inaugurale du vendredi 15 novembre au Mercury a été décevante (41 spectateurs dans une salle de 82 fauteuils) mais un succès critique puisque le débat suivant la projection de Zone libre a duré plus d’une heure et a été fructueux. Par la suite, 26 projections ont eu lieu du lundi 18 au mercredi 27 novembre à la salle Laure Ecard, à l’Espace Garibaldi, à la Faculté des Lettres, au théâtre de l’Hélice de Contes, au cinéma de Beaulieu, dans la salle Saint-Exupéry de Menton ainsi que dans les lycées Maulnier, Simone Veil, CIV et les collèges César, Les Baoux et Roland Garros, mobilisant 2348 spectateurs dont 2104 scolaires.

Salle Laure ECARD

216 élèves des collèges Matisse, Mistral, Risso et du lycée Pasteur visionnent Monsieur Batignole le 19 novembre à 9 h

Menton Saint-Exupéry

Une centaine d’élèves des collèges Maurois et Villa Blanche ainsi que de l’Institut Saint-Joseph visionnent La bataille du rail le 26 novembre à 9 h

Cérémonies

Sixième Journée nationale de la Résistance (27 mai 2019)

Le lundi 27 mai à 18 h, la cérémonie habituelle s’est déroulée au jardin Thiole devant la stèle Jean MOULIN.

Ce fut notre notre Administrateur Claude ROMAN qui prononça l’allocution d’hommage à Jean MOULIN et au CNR tandis que le directeur du Cabinet du Préfet Jean-Gabriel DELACROY lut ensuite le message de la secrétaire d’Etat aux anciens combattants, devant une soixantaine de personnalités parmi lesquelles onze Administrateurs du Musée.

Citons quelques extraits de l’allocution de Claude ROMAN : « Afin de trouver une couverture destinée à se forger un alibi en cas d’enquête et pour justifier ses déplacements nombreux, Jean MOULIN choisit la profession de marchant de tableaux utilisant habilement sa culture artistique et ses talents d’aquarellistes développés dans l’entre-deux-guerres sous le pseudonyme de ROMANIN. Il opte pour l’ouverture d’une galerie d’art moderne à Nice qu’il inaugure au 22, rue de France le 9 février 1943 (…)

La création du CNR fut l’entreprise la plus malaisée de Jean MOULIN et même la plus décriée par certains chef de la Résistance. Malgré ces obstacles les forces unies dans l’allégeance à De GAULLE allaient former un CNR dont la légitimité face aux Alliés s’avérerait capitale à l’occasion des difficiles joutes internationales à venir (…)

Homme de gauche rallié au général De GAULLE, martyrisé par Klaus BARBIE et la Gestapo sans avoir parlé, c’est en 1964 lors de l’entrée de ses cendres au Panthéon qu’André MALRAUX par son terrible discours fait de Jean MOULIN le symbole de l’héroïsme français et de la Résistance en l’associant à tout les résistants ».

L’orateur au début de son allocution prononcée sous la pluie

Conférences

Conférence du  29 mai  2019

Jean-Louis PANICACCI a présenté une conférence audiovisuelle sur Les cahiers de doléances des comités locaux de libération (octobre-novembre 1944-juin 1945) devant une vingtaine d’auditeur dont  12 administrateurs du Musée.

L’orateur a montré au public plusieurs originaux et livré des tableaux statistiques faisant ressortir les thèmes dominants (rejet de la III° République, souhait d’un régime démocratique et d’une épuration énergique, italophobie marquée, droit de vote accordé aux femmes et aux plus de 18 ans, régime de sécurité sociale, scolarité obligatoire jusqu’à 16 ans, élimination des trusts, transparence de la presse, limitation du nombre de mandats électifs, suppression du Sénat, augmentation substantielle des salaires, amélioration de l’urbanisme et de la santé). Il a cité des extraits significatifs de plusieurs cahiers rédigés dans une soixantaine communes de la bande littorale aussi bien que l’arrière-pays.

Cette conférence a servi de base à la  publication du DTR n° 41 reproduisant des couvertures où des extraits significatifs des cahiers de Carros, La Penne, Le Broc, Bar-sur-Loup, Guillaumes, Sauze, Briançonnet, Collongues.

L’orateur présentant au public le DTR n° 41

La 7e journée nationale de la Résistance (27 mai 2020)

Elle s’est déroulée dans un jardin Thiole clairsemé en raison des limites apportée au déconfinement. Il y avait donc seulement 17 participants dont le nouveau sous-préfet CELIO, le vice-président du conseil régional et adjoint au Maire de Nice Paul LEONELLI, le délégué militaire départemental colonel BOCQUET, les adjoints aux Maire de Nice Maurice ALBERTI et Olivier ROBAUT, le directeur de l’ONAC Remy GIACCHERO, les présidents de l’ANACR Jean-Frédéric MARCHESSOU, de l’ARAC Chantal PIPART et du MRA Jean-Louis PANICACCI.

Ce dernier rendit hommage à Jean MOULIN et termina son allocution par les mots suivants : « Unificateur de la Résistance, jumelant les hommes de l’ombre et les hommes de Londres, homme de gauche rallié au général de Gaulle, martyrisé sans avoir parlé, Jean MOULIN est par excellence le héros en lequel les divers mémoires de la Résistance se reconnaissent« .

La cérémonie du Palais Stella (27 août 2020)

Comme chaque année, à 18 H, le MRA organise une commémoration en hommage aux auteurs et aux acteurs de l’insurrection niçoise du 28 août 1944, qui fut décidée au Palais Stella la veille à 18 H. Une trentaine de personnes ont assisté à cette cérémonie, parmi lesquelles le député Cédric ROUSSEL, les adjoints au Maire de Nice Catherine MOREAU, Marie-Christine FIX et Pierre FIORI, le général CHOUX (président de la société de la Légion d’honneur) et les Administrateurs Bernard BORRELY, Bernard CHEVALLIER, Léone GUERON, Jean-Pascal MISTURA, Chantal PIPART et Claude ROMAN. Il revint à notre président Jean-Louis PANICACCI de prononcer l’allocution d’hommage, dans laquelle il insista sur le caractère singulier du soulèvement niçois (seule grande ville du Sud-Est à s’être libérée sans le concours des troupes débarqués en Provence), au cours duquel trente-quatre FFI perdirent la vie et 280 furent blessés tandis que 29 soldats allemands et 5 miliciens fascistes-républicains furent tués et 105 soldats allemands furent capturés. L’orateur conclut en considérant que la libération de Nice correspondit à la fois à un soulèvement patriotique (puisque toutes les tendances de la Résistance y participèrent) et à une journée révolutionnaire (puisqu’elle fut préparée par un état-major politico-militaire envisageant la prise de gages pour l’avenir proche).

On reconnait de gauche à droite Liliane HOUAT (fille du président du Comité insurrectionnel), les élus niçois Pierre FIORI, Catherine MOREAU et Marie-Christine FIX, le député Cédric ROUSSEL, le général CHOUX, la présidente de l’ANPI Costa Azzurra Laura ALBANESE durant l’allocution du président Jean-Louis PANICACCI.