Edition 2018 du Festival International du film sur la Résistance

La séance inaugurale du vendredi 9 novembre au Mercury a été un succès d’affluence (76 spectateurs dans une salle de 82 fauteuils) et critique puisque le débat suivant la projection du Temps de la désobéissance a duré plus d’une heure et a été fructueux. Par la suite, 24 projections ont eu lieu du lundi 12 au jeudi 22 novembre à la salle Laure Ecard, à l’Espace Garibaldi, à la Faculté des Lettres, au théâtre de l’Hélice de Contes, au cinéma de Beaulieu, dans la salle Saint-Exupéry de Menton ainsi que dans les lycées Apollinaire, D’Estienne d’Orves, Masséna, Maulnier, Simone Veil et les collèges César et Roland Garros, mobilisant 2621 spectateurs dont 2469 scolaires.

76 adultes visionnent « Le temps de la désobéissance » au Mercury le 9 novembre

176 élèves visionnent Un sac de billes dans la salle Saint-Exupéry de Menton

Cérémonies

Cinquième Journée nationale de la Résistance (27 mai 2018)

Le dimanche 27 mai à 18 h, la cérémonie habituelle s’est déroulée au jardin Thiole devant la stèle Jean MOULIN.

Ce fut notre secrétaire générale Léone GUERON qui prononça l’allocution d’hommage à Jean MOULIN et au CNR tandis que le directeur de l’ONAC 06 lut ensuite le message de la secrétaire d’Etat aux anciens combattants.

Citons quelques extraits de l’allocution de Léone GUERON : « Le CNR parachève l’œuvre d’unification menée par Jean MOULIN, missionné par le Général de GAULLE depuis Londres, de tous les mouvements de la Résistance intérieure, et comprenant des représentants des syndicats et des partis politiques. Le CNR rend de GAULLE légitime auprès des Alliés (…) ; Romanin est son nom d’artiste, Rex ou Max son pseudonyme de résistant. Joseph MERCIER le nom porté sur le vrai-faux passeport délivré par la sous préfecture de Grasse le 7 février 1941, lui permettant de sortir du territoire pour gagner Londres via Lisbonne, alors qu’il ouvrira sous sa véritable identité la galerie Romanin le 9 février 1943 au 22, rue de France. Il a compris que, pour vaincre, tous mouvements dispersés de la Résistance devaient fusionner et coordonner leurs actions (…) ; Il est revenu en France le 20 mars 1943, chargé de créer un Conseil national de la Résistance, opération réussie malgré les discordes avec certains chefs de mouvements si bien que la première réunion plénière du CNR se tint le 27 mai au 48, rue du Four (…) ; Jean MOULIN se sent traqué, il écrit à de GAULLE : « je suis recherché maintenant à la fois par Vichy et par la Gestapo, ma tâche devient donc de plus en plus délicate » (…) ; Arrêté le 21 juin à Caluire, torturé à Lyon par Klaus BARBIE, il mourut sans avoir parlé en gare de Metz dans le train qui l’emportait en Allemagne (…). De GAULLE écrivit à son sujet : « Max pur et bon compagnon de ceux qui n’avaient foi qu’en à la France, a su mourir héroïquement pour elle », le faisant un peu plus tard Compagnon de la Libération ».

Conférences

Conférence du 23 mai 2018

Jean-Louis PANICACCI a présenté une conférence audiovisuelle sur Les lieux de mémoire de la Déportation dans les Alpes-Maritimes, articulée sur 34 supports iconographiques représentant des plaques, des stèles et des monuments inaugurés de 1946 à 2017.

Les lieux de mémoire lapidaires sont au nombre de 62, évoquant à 52 % la déportation raciale.

Les lieux de mémoire toponymiques sont au nombre de 34, un seul site (rue Georges PICARD à Nice-L’Ariane depuis 1965) évoquant la déportation raciale.

Le conférencier a indiqué que les sites lapidaires de la Résistance azuréenne étaient 102 et que les site toponymiques correspondants étaient 98.

A la fin de la conférence, une douzaine d’exemplaires du DTR n° 40 ont été vendus.

Léone GUERON au début de son allocution

Monument du cimetière d'Antibes-Rabiac inauguré en 1952